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Carnaval au CAJA : Quand la fête devient un levier d'épanouissement

À l’occasion du Carnaval, le Centre d’Accueil de Jour de Valentine a vibré au rythme de la création et de la gourmandise. Si l’objectif premier reste la convivialité, ces ateliers de confection de masques et de “merveilles” cachent des vertus pédagogiques et thérapeutiques essentielles.

Des ateliers au service des fonctions cognitives

Organiser un atelier, c’est avant tout solliciter le cerveau de manière ludique. Que ce soit en cuisine ou en arts plastiques, les bénéficiaires mobilisent plusieurs leviers :

  • La Mémoire et la Planification : Suivre une recette de cuisine (peser les ingrédients, respecter l’ordre des étapes pour les merveilles) demande une organisation mentale rigoureuse.
  • La Concentration : Qu’il s’agisse de décorer un masque avec précision ou de surveiller la cuisson d’un beignet, chaque geste exige une attention soutenue sur la durée.
  • Les Fonctions Exécutives : Anticiper le résultat final et corriger ses erreurs en cours de route sont des exercices cognitifs puissants.

La main au service du geste quotidien : Motricité et Précision

Au-delà de l’esprit, c’est le corps qui s’exerce. Le SICASMIR attache une importance particulière au maintien et au développement de la motricité fine.

  • Dextérité : Découper les masques, manipuler des pinceaux fins, ou encore pétrir et étirer la pâte des merveilles renforce la coordination œil-main.
  • Les gestes de la vie courante : Utiliser des ustensiles de cuisine ou des outils créatifs permet de réapprendre ou de consolider des gestes que nous utilisons tous les jours, favorisant ainsi l’autonomie.

Patience et Estime de soi : Le temps de la création

Dans une société où tout va vite, l’atelier “Carnaval” impose un autre rythme : celui de la patience.

  1. Le processus avant le résultat : Il faut attendre que la pâte lève, que la peinture sèche, que la colle prenne. Apprendre à patienter est une compétence sociale et émotionnelle majeure.
  2. La valorisation par l’objet : Créer quelque chose de ses propres mains, puis le partager (ou le déguster !), renforce l’estime de soi. Voir le regard des autres sur son masque ou voir ses camarades se régaler avec ses merveilles est une immense source de fierté.

Conclusion : Le lien social par le faire-ensemble

Le SICASMIR, à travers le CAJA, ne se contente pas d’occuper le temps. Ces moments de partage autour du Carnaval sont des vecteurs de cohésion sociale. Ils permettent aux bénéficiaires de se sentir acteurs de leur structure et de leur territoire, tout en travaillant, sans même s’en rendre compte, des compétences fondamentales pour leur quotidien.

Le Carnaval n’est pas qu’un déguisement, c’est une célébration de ce que chacun est capable de réaliser.

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